<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:foaf="http://xmlns.com/foaf/0.1/" xmlns:og="http://ogp.me/ns#" xmlns:rdfs="http://www.w3.org/2000/01/rdf-schema#" xmlns:schema="http://schema.org/" xmlns:sioc="http://rdfs.org/sioc/ns#" xmlns:sioct="http://rdfs.org/sioc/types#" xmlns:skos="http://www.w3.org/2004/02/skos/core#" xmlns:xsd="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#" version="2.0" xml:base="https://mag.univ-lille.fr/fr">
  <channel>
    <title>#4</title>
    <link>https://mag.univ-lille.fr/fr</link>
    <description/>
    <language>fr</language>
    
    <item>
  <title>Tenté par l’e-sport</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/147</link>
  <description>&lt;span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;Tenté par l’e-sport&lt;/span&gt;

      &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-image field--type-image field--label-hidden field__items"&gt;
      &lt;div class="images-container clearfix"&gt;
        &lt;div class="image-preview clearfix"&gt;
          &lt;div class="image-wrapper clearfix"&gt;
            &lt;div class="field__item"&gt;
                &lt;div class="overlay-container"&gt;
    &lt;span class="overlay overlay--colored"&gt;
      &lt;a class="overlay-target-link image-popup" href="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/2021-10/ZakariyaOlabi-1110x600-corr.jpg"&gt;&lt;/a&gt;
    &lt;/span&gt;
    &lt;img src="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/styles/large/public/2021-10/ZakariyaOlabi-1110x600-corr.jpg?itok=uK8YIjXP" width="1110" height="600" alt="Portrait de Z. Olabi  (Univ. Lille) − zyk0o" typeof="foaf:Image" class="image-style-large" /&gt;&lt;/div&gt;

            &lt;/div&gt;
          &lt;/div&gt;
                  &lt;/div&gt;
              &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;ven 01/10/2021 - 19:47&lt;/span&gt;

            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-subheader field--type-text-long field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;Étudiant en data science, Zakariya Olabi a remporté cette année un prix important dans une compétition d’e-sport (jeux vidéo).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
      
            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;26 000 dollars : la somme en a estomaqué plus d’un dans l’entourage de Zakariya Olabi. C’est pourtant bien ce qu’a gagné le jeune étudiant de 22 ans en prenant la deuxième place des championnats du monde du jeu &lt;em&gt;TeamFight Tactics&lt;/em&gt; (TFT) le 9 avril 2021. Des montants qui sont encore pour beaucoup une source d’étonnement, hors des adeptes des jeux vidéo. « &lt;em&gt;La finale à laquelle j’ai participé a réuni plus de 250 000 personnes sur &lt;/em&gt;[le réseau de vidéos en direct]&lt;em&gt; Twitch, et sans doute encore bien plus en comptant les retransmissions en Asie&lt;/em&gt; », explique Zakariya Olabi. Une visibilité non négligeable qui n’a pas échappé depuis longtemps à de nombreux sponsors. Selon plusieurs études, les dépenses en publicité et sponsoring dans l’e-sport approchent le milliard de dollars et continuent leur progression rapide.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et pourtant, le jeu dans lequel excelle Zakariya Olabi reste relativement confidentiel, comparé à la star du genre, &lt;em&gt;League of Legends&lt;/em&gt;. Le premier emprunte d’ailleurs au second, immensément connu et lancé en 2009, son univers culturel et notamment ses personnages, dotés de diverses particularités. Mais à part ça, les deux jeux n’ont rien à voir. Un peu comme un jeu d’échec qui utiliserait comme figurines les avantcentres, goal et autres défenseurs du sportroi qu’est le football. « &lt;em&gt;TeamFight Tactics est beaucoup plus stratégique, et c’est aussi un jeu solo, une suite de duels auxquels il faut survivre le plus longtemps possible.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au départ, le jeune étudiant ne montrait pas de disposition particulière pour les jeux vidéo. « &lt;em&gt;Ça fait longtemps que je joue, sans faire beaucoup d’étincelles. Il y a deux ans TFT a été lancé, et j’y ai joué de temps en temps. Mais ce n’est qu’en septembre 2020 que j’ai commencé à me rendre compte qu’il me réussissait plutôt bien. &lt;/em&gt;» Comme dans beaucoup de jeux, l’éditeur prévoit un mode compétition où on se mesure aux autres joueurs dans le reste du monde. En engrangeant des points, on monte dans le classement, et on affronte des joueurs d’un niveau supérieur, un peu comme dans les échecs. C’est ainsi que de fil en aiguille, Zakariya Olabi se hasarde dans quelques tournois et continue de gravir peu à peu les marches de cet e-sport.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Peu à peu, son emploi du temps commence à requérir un peu d’organisation. « &lt;em&gt;C’est un très bon étudiant, mais on avait l’impression qu’il en gardait un peu “sous la pédale”,&lt;/em&gt; raconte Nicolas Wicker, responsable du &lt;a href="https://www.univ-lille.fr/formations/fr-00002055.html"&gt;master Ingénierie, statistiques et numérique - Data sciences&lt;/a&gt; où Zakariya est inscrit. &lt;em&gt;C’est comme ça qu’on a appris qu’il avait un emploi du temps un peu chargé avec l’e-sport.&lt;/em&gt; » Car il ne s’agit pas seulement pour lui de s’entraîner en jouant − « &lt;em&gt;si on ne fait que ça, on a tendance à répéter toujours les mêmes erreurs&lt;/em&gt; », explique Zakariya − mais surtout d’apprendre en analysant les parties des autres (en regardant leurs « streams », disponibles en ligne). En semaine, après les cours et les devoirs, il consacre environ deux heures par jour au jeu, qui peuvent devenir facilement cinq ou six heures le week-end, en fonction de la charge de travail de son master.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Les championnats du monde&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;En décembre 2020, l’éditeur du jeu annonce l’organisation de championnats du monde. Zakariya est tiraillé. Il est tenté de participer aux qualifications, qui doivent se dérouler en février. Mais il va lui être quasi impossible de s’entraîner jusque-là, notamment car il lui faut d’abord réussir ses examens. Puis en janvier, c’est chose faite et il se décide. Mais il lui reste alors un mois sans cours, consacré à résoudre deux gros problèmes de statistiques en petits groupes. Coup de chance, ses camarades sont compréhensifs et le groupe fonctionne bien, cravachant ensemble pour finir avant le début des qualifications.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La première partie de celles-ci se passe bien : lui qui se félicitait d’être arrivé parmi les meilleurs français, change de statut en parvenant dans les 64 meilleurs européens. Peu à peu, à coup de départs diesel et de folles remontées, les portes de la qualification pour les championnats du monde s’ouvrent. Ce sera fait à la fin du mois : cinquième sur six européens, il est qualifié !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Invité-surprise, il aborde les championnats sans pression. En finale, il échoue d’un cheveu dans la conquête du titre, laissant la couronne au Sud-Coréen &lt;em&gt;8ljaywalking&lt;/em&gt;, mais suscitant beaucoup d’admiration sur son parcours étonnant, et un accueil chaleureux des autres joueurs français. « &lt;em&gt;Il y a vraiment une bonne entente entre nous, on se parle souvent&lt;/em&gt;. »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;« &lt;em&gt;Zakariya !&lt;/em&gt; » Vice-champion du monde ou pas, pas question d’échapper aux tâches ménagères. Ce qui n’empêche pas sa famille, même si elle a du mal à comprendre son jeu, de beaucoup l’encourager.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Féru de stats depuis toujours, Zakariya vient d’effectuer son stage de 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; année au centre d’études et de recherche en informatique médicale (&lt;a href="https://cerim.univ-lille.fr/"&gt;Cérim&lt;/a&gt;) du CHU de Lille. « &lt;em&gt;On a travaillé à prédire si des personnes âgées admises à l’hôpital risquent d’y revenir, à partir de données comme leur âge, alimentation, poids, etc. On utilise pour cela des modèles statistiques dits “à classes latentes”.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le futur ? Il se voit bien travailler dans l’industrie pharmaceutique. Mais avant de faire le grand saut, il est tenté par passer quelques mois à essayer de percer dans l’e-sport, pour − qui sait ? − rejoindre une structure professionnelle, à l’image d’un autre nordiste et ancien étudiant à la trajectoire fulgurante, &lt;a href="https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2021/07/11/adam-maanane-le-prodige-de-league-of-legends-qui-vise-les-championnats-du-monde_6087928_3451060.html"&gt;Adam Maanane&lt;/a&gt;, devenu l’un des espoirs du jeu &lt;em&gt;League of Legends&lt;/em&gt;. Pour ça, il y a un passage obligé : se faire connaître en diffusant ses parties en ligne. Il devrait lancer sa chaîne à l’automne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
                  &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-category field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/108" hreflang="fr"&gt;#4 − Portrait&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
        &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/147%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/147%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 17:47:18 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">147 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>
<item>
  <title>Guider les métropoles dans leurs transitions</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/141</link>
  <description>&lt;span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;Guider les métropoles dans leurs transitions&lt;/span&gt;

      &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-image field--type-image field--label-hidden field__items"&gt;
      &lt;div class="images-container clearfix"&gt;
        &lt;div class="image-preview clearfix"&gt;
          &lt;div class="image-wrapper clearfix"&gt;
            &lt;div class="field__item"&gt;
                &lt;div class="overlay-container"&gt;
    &lt;span class="overlay overlay--colored"&gt;
      &lt;a class="overlay-target-link image-popup" href="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/2021-10/Pierre-MATHIOT-Si-2021-5637-1110x600.jpg"&gt;&lt;/a&gt;
    &lt;/span&gt;
    &lt;img src="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/styles/large/public/2021-10/Pierre-MATHIOT-Si-2021-5637-1110x600.jpg?itok=bog9MUcN" width="1110" height="600" alt="Portrait Pierre Mathiot" typeof="foaf:Image" class="image-style-large" /&gt;&lt;/div&gt;

            &lt;/div&gt;
          &lt;/div&gt;
                  &lt;/div&gt;
              &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;ven 01/10/2021 - 19:27&lt;/span&gt;

            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-subheader field--type-text-long field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;Pierre Mathiot est directeur de Sciences Po Lille, l’un des établissements impliqués dans la nouvelle chaire pour les transitions métropolitaines, Métroforum.&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
      
            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;h3&gt;Pourquoi lancer cette chaire ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Le monde change, et il change souvent beaucoup plus vite que ne nous le pensons. On en prend conscience par de petits signes. L’érosion de la voiture en centre-ville à Lille, par exemple, où les stations-service ont pratiquement disparu. Le changement des types de magasins, ou encore la livraison : qui aurait cru il y a seulement cinq ans, que « l’uberisation » aurait pris une telle place dans nos vies ? Tout cela, on a besoin de le réfléchir, en mettant des collectivités, des économistes, des urbanistes, des ingénieurs et bien d’autres autour de la table. La chaire Métroforum, c’est ça : travailler de façon pluridisciplinaire pour regarder finement le territoire de la métropole, qui est extrêmement hétérogène, dans toutes ses dimensions − économiques, sociales, géographiques, urbaines, etc. Pas seulement pour produire des connaissances et innover, mais aussi pour former les futurs professionnels à une pluralité d’approches et les confronter à des situations réelles, afin de faire bouger les choses.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Qu’est-ce que la métropolisation ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;La métropolisation est un processus qui existe partout dans le monde, et en particulier en France, depuis quelques décennies. C’est un processus de concentration de l’activité et des emplois sur de très grands pôles urbains, qui monopolisent donc la richesse. Les métropoles surconsomment les ressources du territoire environnant, avec des impacts variés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Par exemple, une partie de plus en plus grande de la population des Hauts-de-France est contrainte de travailler dans la métropole lilloise, mais peut difficilement se permettre d’y résider. Cela génère des flux de déplacements qui impactent bien plus loin que le territoire de la métropole. Une de nos problématiques est de comprendre comment rendre ce développement soutenable − en prenant en compte les besoins en infrastructures pour la logistique par exemple, mais aussi les coûts induits par l’utilisation de la voiture individuelle et les conditions à réunir pour passer effectivement à des mobilités adaptées aux enjeux climatiques.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Quelles autres conséquences allez-vous explorer ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Par exemple, comment nourrir une métropole en expansion. Dans la métropole, il existe une partie agricole, sur laquelle il est possible de s’appuyer pour envisager des circuits courts. Mais elle subit une pression immobilière très forte. On se retrouve alors parfois face à des injonctions contradictoires : ne pas construire à la campagne car cela se ferait au détriment des terres agricoles, mais refuser de construire des immeubles en hauteur. Nous devons aussi nous poser la question des milliers d’hectares pollués ou difficilement reconvertibles, héritage de plus d’un siècle d’activités industrielles, avec le regard, notamment, de nos collègues spécialistes de la résilience des écosystèmes (plantes dépolluantes, etc.).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une autre question est la gestion de l’eau. La métropole lilloise consomme des nappes phréatiques qui ne sont pas sur son territoire. Elle puise dans une large nappe située dans le Pas-de-Calais et en Picardie, mais aussi une autre partagée avec la Belgique. Avec le changement climatique, la tension sur les ressources hydrographiques va demander de se pencher sur la régulation de ces ressources et sur le type de gouvernance transfrontalière qu’on peut imaginer. Toutes ces questions ont de fortes résonances politiques.&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;L’hétérogénéité de la métropole lilloise, par exemple, se reflète très fortement dans sa géographie électorale.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;h3&gt;Pour préparer les transitions dans les métropoles, il faut aussi tenir compte de leur géographie politique ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Oui. L’hétérogénéité de la métropole lilloise, par exemple, se reflète très fortement dans sa géographie électorale. Par exemple, les besoins des territoires à la fois très urbains et défavorisés (Lille Sud, Moulins, Fives) sont très mal représentés politiquement, car l’abstention y est très forte. Ils le sont mieux dans les territoires ruraux, à l’inverse, où la participation est meilleure (dans un petit village, difficile de cacher que vous ne votez pas).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quant aux territoires périurbains ou semi-ruraux, leurs besoins s’incarnent parfois dans le vote pour le Rassemblement national. C’est la France qui pour avoir accès à la propriété, est contrainte à des déplacements domicile-travail importants. Cela recoupe en partie la sociologie des premiers gilets jaunes. &lt;em&gt;A contrario&lt;/em&gt;, le vote écologiste est souvent très urbain. À Lille, en simplifiant à l’extrême, ce serait des « bobos non bourgeois » : des personnes qui ont un capital social et culturel, mais pas forcément économique (enseignants, travailleurs culturels, etc.).&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Alors comment doivent se prendre les décisions ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Il y a un outil que je trouve passionnant à étudier, c’est la démocratie participative. Il existe des initiatives un peu partout en France, mais le contexte dans le Nord est particulièrement intéressant avec une tradition assez ancienne sur ce thème. C’est Mons-en-Barœul en périphérie de Lille qui a été la première ville en France à expérimenter le vote des étrangers à la fin des années 1970. C’est aussi à Lille qu’une mobilisation citoyenne a fait échouer le projet d’agrandissement du stade du LOSC en 2004-2006 qui menaçait la Citadelle Vauban et son espace naturel.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Aujourd’hui, les municipalités utilisent souvent des budgets participatifs et des conseils de quartier. Pour leurs détracteurs, les premiers sont souvent vus comme des gadgets. Et les seconds comme des assemblées peu représentatives et verrouillées par les mairies qui en contrôlent l’ordre du jour. Je crois cependant qu’il y a beaucoup à explorer sur ce sujet : quelle pourrait être la composition de tels conseils, comment les articuler avec les instances municipales, comment rendre transparent et clair le processus de sélection des propositions, et leur éventuel enrichissement par l’expertise publique (contraintes réglementaires, faisabilité budgétaire, etc.) ?&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;&lt;p&gt;[1] &lt;a class="button button--black button--chevron-icon" href="http://www.isite-ulne.fr/index.php/fr/metroforum/"&gt;Chaire Métroforum&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Elle associe plusieurs composantes de l’Université de Lille − les facultés des sciences économiques, sociales et des territoires (Fasest) et des sciences juridiques, politiques et sociales (FSJPS), Polytech Lille −, l’école nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille (ENSAPL) et Sciences Po Lille.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
                  &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-category field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/107" hreflang="fr"&gt;#4 − Éclairage&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
        &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/141%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/141%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 17:27:05 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">141 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>
<item>
  <title>Une chaire pour le très haut débit</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/150</link>
  <description>&lt;span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;Une chaire pour le très haut débit&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;lun 04/10/2021 - 17:09&lt;/span&gt;

            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;La société MC2 Technologies a décidé de s’impliquer dans la nouvelle chaire industrielle lilloise TERIL-WAVES, sur la transmission de données sans fil à très haut débit. Pourquoi ? « &lt;em&gt;Aujourd’hui, déployer un réseau de fibres optiques est très coûteux pour les opérateurs télécoms, notamment le dernier kilomètre jusqu’à l’usager,&lt;/em&gt; explique son directeur technique Christophe Gaquière. &lt;em&gt;Pouvoir parfois s’en passer avec des technologies sans fil constitue un enjeu considérable.&lt;/em&gt; » y compris pour des raisons de souveraineté,&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;les États voulant éviter de trop dépendre de technologies étrangères. « &lt;em&gt;Pour nous qui sommes spécialistes des technologies hyperfréquences, il est très important de nous positionner dans ces marchés émergents,&lt;/em&gt; indique Christophe Gaquière. &lt;em&gt;La chaire nous facilite les choses.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour développer des produits commercialisables − télévision 4K ou 8K sur écrans géants, sécurité, etc. − MC2 a besoin de composants électroniques qui fonctionnent à des fréquences autour de 200 gigahertz. Certains ont été mis sur le marché, mais il faut les tester. « &lt;em&gt;Or, nous n’avons pas les moyens de les caractériser en détail comme peut le faire l’institut d’électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;em&gt;) avec ses différents équipements,&lt;/em&gt; précise -t-il. &lt;em&gt;D’où l’idée de nous associer.&lt;/em&gt; » C’est le premier axe de la chaire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le second axe, c’est l’avenir. L’IEMN explore les composants du futur, ceux qui pourront fonctionner à des fréquences dix fois supérieures (térahertz), ouvrant la voie à de nouveaux usages. « &lt;em&gt;Pour cela, l’IEMN a besoin de notre savoir-faire pour placer ces composants en conditions réelles, dans de véritables systèmes télécom industriels.&lt;/em&gt; » Un donnant-donnant qui donne à MC2 un « &lt;em&gt;accès privilégié à ces technologies du futur&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;La chaire TERIL-WAVES est soutenue par la métropole européenne de Lille (MEL), MC2 Technologies et la fondation I-Site ULNE. Elle est coordonnée par Guillaume Ducournau (IEMN).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[1] (Univ.Lille / CNRS / UPHF / Centrale Lille / Junia)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
                  &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-category field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/105" hreflang="fr"&gt;#4 − Initiatives&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
        &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/150%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/150%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Mon, 04 Oct 2021 15:09:26 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">150 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>
<item>
  <title>Lire le numéro #4 en PDF</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/148</link>
  <description>&lt;span property="schema:name" class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;Lire le numéro #4 en PDF&lt;/span&gt;
&lt;span rel="schema:author" class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span property="schema:dateCreated" content="2021-10-04T14:46:06+00:00" class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;lun 04/10/2021 - 16:46&lt;/span&gt;

            &lt;div property="schema:text" class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;div class="row"&gt;
&lt;div class="col-md-6"&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" src="https://e.issuu.com/anonymous-embed.html?u=universitedelille&amp;d=_4-magazine-ulille-issuu" style="border:none;width:100%;height:500px;"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;div class="col-md-6"&gt;
&lt;h4&gt;Feuilleter le numéro&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez feuilleter le numéro dans sa version mise en page avec la visionneuse Issuu (ci-contre/ci-dessus).&lt;/p&gt;

&lt;h4&gt;Version papier&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;La version papier du numéro 4 du magazine &lt;em&gt;Si !&lt;/em&gt; sera quant à elle disponible sur les campus de l’Université de Lille à la mi-octobre 2021.&lt;/p&gt;

&lt;h4&gt;Téléchargement&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez également télécharger le numéro au format PDF ci-dessous :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class="button button--black" href="https://ged.univ-lille.fr/nuxeo/nxfile/default/04a27459-f560-40d3-bd18-0bd74eea2669/blobholder:0/%234-Magazine-Ulille-web.pdf"&gt;Télécharger le PDF&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
            &lt;div class="field field--name-field-tags field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__items"&gt;
              &lt;div class="field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/109" property="schema:about" hreflang="fr"&gt;#4&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;/div&gt;
    &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/148%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/148%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Mon, 04 Oct 2021 14:46:06 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">148 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>
<item>
  <title>D’autres débouchés pour la filière biodiesel</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/146</link>
  <description>&lt;span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;D’autres débouchés pour la filière biodiesel&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;ven 01/10/2021 - 19:46&lt;/span&gt;

            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;Carburant plus propre, le biodiesel souffre d’une rentabilité encore limitée. Un des moyens pour l’améliorer est d’assurer des débouchés aux co-produits inutilisés de sa fabrication, comme le glycérol. Une substance que le projet Valoglybis porté par Mickael Capron, de l’unité Catalyse et chimie du solide (UCCS&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;), ambitionne de transformer en produit à haute valeur ajoutée permettant de synthétiser des polymères, cosmétiques, etc. traditionnellement obtenus à partir de molécules issues de la pétrochimie. Après le dépôt d’un brevet, les recherches se focalisent actuellement sur l’industrialisation du procédé.&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le projet Valoglybis a été lauréat du programme de prématuration de l’I-Site ULNE en 2018, puis de celui du CNRS en 2019.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[1] (Univ. Lille / CNRS / Centrale Lille I. / Univ. Artois)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
                  &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-category field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/105" hreflang="fr"&gt;#4 − Initiatives&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
        &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/146%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/146%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 17:46:15 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">146 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>
<item>
  <title>Faciliter l’accès des industriels à l’expertise universitaire</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/145</link>
  <description>&lt;span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;Faciliter l’accès des industriels à l’expertise universitaire&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;ven 01/10/2021 - 19:44&lt;/span&gt;

            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;Il sera lancé fin 2021. &lt;em&gt;Plug in labs Hauts-de-France&lt;/em&gt; est un portail de mise en relation des entreprises avec les structures de recherche. « &lt;em&gt;C’est important de rendre les choses lisibles&lt;/em&gt;, explique Dimitri Croquet, &lt;em&gt;car certaines PME ne nous connaissent même pas, alors qu’elles sont du même domaine et dans les Hauts-de-France !&lt;/em&gt; » Il est l’ingénieur d’exploitation de PIMS&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt; et 4Maat&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;, deux plateformes ouvertes aux industriels qui caractérisent les matériaux et étudient leurs comportements sous diverses sollicitations mécaniques. « &lt;em&gt;La dimension régionale de Plug in labs est intéressante&lt;/em&gt;, ajoute Philippe Dufrenoy, directeur du laboratoire commun public / privé Swit’Lab, &lt;em&gt;car nous faisons en sorte que nos offres de services soient complémentaires de celles d’autres universités des Hauts-de-France.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;« &lt;em&gt;En général les grandes entreprises savent où nous trouver.&lt;/em&gt; » indique-t-il, citant des collaborations avec Alstom, Safran ou Hitachi. Même son de cloche en génie civil, avec de gros partenaires comme EDF ou l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce sont les PME qui sont moins habituées au monde académique. « &lt;em&gt;Avec elles, on commence généralement par un petit projet, &lt;/em&gt;explique Thomas Rougelot, responsable scientifique de 4Maat, &lt;em&gt;pour leur montrer que ça va bien fonctionner.&lt;/em&gt; » Puis le bouche-à-oreille joue un grand rôle. Une des fonctions du portail &lt;em&gt;Plug in labs&lt;/em&gt; sera aussi de faire comprendre que plateformes et laboratoires ne sont pas de simples prestataires de services. Leur démarche est d’analyser la problématique de l’entreprise. « &lt;em&gt;Il ne suffit pas de mesurer des vibrations à tel ou tel endroit d’un moteur,&lt;/em&gt; souligne Philippe Dufrenoy, &lt;em&gt;mais il faut comprendre d’où elles viennent !&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;&lt;p&gt;Le portail &lt;em&gt;Plug in labs Hauts-de-France&lt;/em&gt; est impulsé par Hauts-de-France Innovation Développement (HDFiD), la région Hauts-de-France et la fondation I-Site ULNE.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[1] (Univ. Lille / CNRS / Centrale Lille)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise à jour, novembre 2021&lt;/strong&gt; : Le portail est lancé&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class="button button--black" href="https://www.pluginlabs-hautsdefrance.fr"&gt;Plugins Labs Hauts-de-France&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
                  &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-category field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/105" hreflang="fr"&gt;#4 − Initiatives&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
        &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/145%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/145%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 17:44:05 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">145 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>
<item>
  <title>Infirmière entrepreneure</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/144</link>
  <description>&lt;span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;Infirmière entrepreneure&lt;/span&gt;

      &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-image field--type-image field--label-hidden field__items"&gt;
      &lt;div class="images-container clearfix"&gt;
        &lt;div class="image-preview clearfix"&gt;
          &lt;div class="image-wrapper clearfix"&gt;
            &lt;div class="field__item"&gt;
                &lt;div class="overlay-container"&gt;
    &lt;span class="overlay overlay--colored"&gt;
      &lt;a class="overlay-target-link image-popup" href="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/2021-10/AdobeStock_246036439-dialyse-1110x600.jpg"&gt;&lt;/a&gt;
    &lt;/span&gt;
    &lt;img src="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/styles/large/public/2021-10/AdobeStock_246036439-dialyse-1110x600.jpg?itok=--pbHuof" width="1110" height="600" alt="(c) Adobe Stock" typeof="foaf:Image" class="image-style-large" /&gt;&lt;/div&gt;

            &lt;/div&gt;
          &lt;/div&gt;
                  &lt;/div&gt;
              &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;ven 01/10/2021 - 19:41&lt;/span&gt;

            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;C’est d’abord un drame qui a scellé la carrière d’entrepreneure de Fathia El Achi, alors jeune infirmière dans un service de dialyse. Ce drame, c’est un accident qui aurait pu être évité. « &lt;em&gt;La dialyse, c’est très lourd. La séance dure quatre heures, tous les deux jours en moyenne et les patients ne peuvent être surveillés en permanence. Souvent, ils regardent un film, bougent car leur position est inconfortable. Mais leur bras est engourdi et ils ne se rendent pas compte, parfois, que l’aiguille s’est détachée… Puis on arrive et il y a du sang partout.&lt;/em&gt; » Ces accidents sont rares, mais une fois, une patiente ne s’en relève pas.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;« &lt;em&gt;Après cela, je me suis dit : ça ne peut plus continuer comme ça&lt;/em&gt; ». La solution, cette bricoleuse l’imagine assez vite. Une sorte de gouttière ergonomique qui maintient le bras du patient tout en lui laissant une liberté de mouvement. Frappant à la porte d’Eurasanté, elle brevette sur leurs conseils son invention. « &lt;em&gt;Mais pour se lancer, des formations ponctuelles ne suffisent pas.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors elle saute le pas, quitte son travail, et s’inscrit dans le diplôme universitaire &lt;em&gt;Health Entrepreneurship&lt;/em&gt; commun à l’Université de Lille et Eurasanté. La petite promotion est soudée et riche de profils divers. « &lt;em&gt;Mes enseignants et mon stage [à Cousin Biotech], m’ont apporté les compétences administratives et réglementaires pour réellement comprendre et expérimenter ce qu’il faut mettre en œuvre pour commercialiser un dispositif médical&lt;/em&gt; ». Un an après, en mars 2021, elle crée son entreprise, Diarmonid, puis noue des partenariats. Les prototypes sont désormais en phase de tests pour aboutir à une version commercialisable à la fin de l’année, et un lancement courant 2022.&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le DU Health Entrepreneurship est soutenu par l’I-Site ULNE.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
                  &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-category field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/105" hreflang="fr"&gt;#4 − Initiatives&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
        &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/144%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/144%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 17:41:32 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">144 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>
<item>
  <title>Regards sur les sculptures</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/143</link>
  <description>&lt;span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;Regards sur les sculptures&lt;/span&gt;

      &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-image field--type-image field--label-hidden field__items"&gt;
      &lt;div class="images-container clearfix"&gt;
        &lt;div class="image-preview clearfix"&gt;
          &lt;div class="image-wrapper clearfix"&gt;
            &lt;div class="field__item"&gt;
                &lt;div class="overlay-container"&gt;
    &lt;span class="overlay overlay--colored"&gt;
      &lt;a class="overlay-target-link image-popup" href="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/2021-10/0_Discophore_-_Louvre_MR_159_%281%29-jeanpolgramont-1110x600.jpg"&gt;&lt;/a&gt;
    &lt;/span&gt;
    &lt;img src="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/styles/large/public/2021-10/0_Discophore_-_Louvre_MR_159_%281%29-jeanpolgramont-1110x600.jpg?itok=Wpx45Z83" width="1110" height="600" alt="Jean-Pol GRANDMONT, CC BY 4.0 &lt;https://creativecommons.org/licenses/by/4.0&gt;, via Wikimedia Commons" typeof="foaf:Image" class="image-style-large" /&gt;&lt;/div&gt;

            &lt;/div&gt;
          &lt;/div&gt;
                  &lt;/div&gt;
              &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;ven 01/10/2021 - 19:40&lt;/span&gt;

            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;En 2017, lors de l’exposition « Le Mystère Le Nain » au Louvre-Lens, le projet Ikonikat avait permis d’étudier, à l’aide de tablettes, quels étaient les éléments qui marquaient le plus les visiteurs dans des tableaux. Depuis, ce projet s’est étendu à la sculpture. « &lt;em&gt;Pour que les visiteurs puissent annoter en 3D, nous avons développé une application en réalité augmentée,&lt;/em&gt; explique Mathias Blanc, de l’institut de recherches historiques du Septentrion (Irhis&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;). &lt;em&gt;Elle permet à l’utilisateur d’être libre de son point de vue&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;. »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;« &lt;em&gt;Tout cela nous permet à nous, sociologues de l’art, de dresser une typologie des usages des œuvres, bien plus proches de l’expérience réelle&lt;/em&gt;. » Par exemple, devant la sculpture d’un athlète tenant un disque, certains se sont concentrés sur l’objet, parce qu’il désignait la fonction, d’autres ont relevé des détails anatomiques saisissants de vérité. « &lt;em&gt;Mais certains se sont focalisés sur un “détail” mal compris de la sculpture − des renforts ajoutés car il s’agissait d’une copie romaine en marbre d’un original en bronze &lt;/em&gt;» relate Mathias Blanc. Des données précieuses qui permettent aux musées de repenser la médiation autour des sculptures, devant lesquelles les visiteurs passent en général moins de temps que les tableaux. « &lt;em&gt;On peut imaginer utiliser par exemple des techniques de vidéomapping pour détailler certains aspects des œuvres.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt valorisation SHS de la fondation I-Site ULNE, soutenu par le CPER Mauve, le projet Ikonikat 3D a été présenté dans plusieurs salons, dont Innovatives SHS.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[1] (CNRS / Univ. Lille)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[2] Ce qui a nécessité des développements réalisés au pôle de compétences Interactions réalité virtuelle et images (Pirvi) du centre de recherche en informatique, signal et automatique de Lille (CRIStAL − Univ. Lille / CNRS / Centrale Lille I.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
                  &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-category field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/105" hreflang="fr"&gt;#4 − Initiatives&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
        &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/143%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/143%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 17:40:04 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">143 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>
<item>
  <title>La conquête de la Terre par les plantes</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/142</link>
  <description>&lt;span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;La conquête de la Terre par les plantes&lt;/span&gt;

      &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-image field--type-image field--label-hidden field__items"&gt;
      &lt;div class="images-container clearfix"&gt;
        &lt;div class="image-preview clearfix"&gt;
          &lt;div class="image-wrapper clearfix"&gt;
            &lt;div class="field__item"&gt;
                &lt;div class="overlay-container"&gt;
    &lt;span class="overlay overlay--colored"&gt;
      &lt;a class="overlay-target-link image-popup" href="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/2021-10/Visuel-plante-1-1110x600.jpg"&gt;&lt;/a&gt;
    &lt;/span&gt;
    &lt;img src="https://mag.univ-lille.fr/sites/default/files/styles/large/public/2021-10/Visuel-plante-1-1110x600.jpg?itok=sbiyE9Rv" width="1110" height="600" alt="(c) Borja Cascales" typeof="foaf:Image" class="image-style-large" /&gt;&lt;/div&gt;

            &lt;/div&gt;
          &lt;/div&gt;
                  &lt;/div&gt;
              &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  &lt;span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;ven 01/10/2021 - 19:36&lt;/span&gt;

            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-subheader field--type-text-long field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;Pour comprendre comment la Terre d’il y a 500 millions d’années, faite de roches et d’eau, s’est mise à verdir, l’équipe du paléontologue Borja Cascales Miñana est en train de lancer un grand inventaire de tous les fossiles disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
      
            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;C’est probablement à partir d’algues vertes que les premières plantes sont apparues, colonisant les terres émergées. En un clin d’œil à l’échelle des temps géologiques, elles ont développé tout un ensemble d’innovations leur permettant de survivre à l’air libre, sur des sols secs et de croître vers le ciel. Une conquête qui a ouvert un nouveau cycle pour la Terre, faisant chuter la concentration de CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; dans l’air ou facilitant le réchauffement des continents par le soleil. «&lt;em&gt; La période entre les premières plantes bien démontrées jusqu’aux forêts bien établies, de -420 à -360 millions d’années environ, est vraiment cruciale. &lt;/em&gt;» souligne Borja Cascales Miñana, du laboratoire Évolution, écologie et paléontologie (ÉvoÉco-Paléo&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;) qui coordonne un projet sur le sujet, Earthgreen&lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour retracer l’histoire des premières plantes, les paléontologues doivent reconstituer leur arbre généalogique, en comparant les fossiles. Mais « &lt;em&gt;ses principales ramifications ont été conçues il y a une vingtaine d’années à partir d’une trentaine d’espèces,&lt;/em&gt; raconte Borja Cascales Miñana. &lt;em&gt;Le problème, c’est qu’il y a eu énormément de découvertes depuis, notamment en Chine, et qu’elles n’ont pas du tout été intégrées.&lt;/em&gt; » Potentiellement, des centaines de taxons attendent ainsi d’être ajoutés à l’arbre généalogique, faute, parfois, des compétences nécessaires dans cette petite communauté scientifique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L’idée du projet Earthgreen est de créer la base de données la plus complète possible des premières plantes terrestres, en regroupant les bases existantes, incomplètes, et en les enrichissant. « &lt;em&gt;Nous avons commencé à revoir toutes les publications anciennes, qui ne sont souvent citées qu’indirectement dans la littérature scientifique, parfois en allant sur place voir les collections et discuter avec les collègues.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le projet sera aussi l’occasion d’essayer de trancher des points épineux. Comme de réviser les modèles hydrauliques un peu frustes utilisés pour évaluer l’efficacité avec laquelle les premières plantes acheminaient l’eau du sol jusqu’à leurs tiges. Ils permettront peut-être de reconsidérer des résultats surprenants, qui suggèrent que certaines plantes anciennes seraient plus efficaces que leurs descendantes actuelles, malgré des centaines de millions d’années d’évolution…&lt;/p&gt;

&lt;h4&gt;Une histoire des innovations végétales&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;L’histoire des premières plantes est en effet aussi celle de ces différentes innovations qui ont fait le succès de telle ou telle famille, en partant de petites plantes de milieu humide, comme les mousses, pour aboutir au règne presque sans partage des plantes à graines et à fleur aujourd’hui. L’un des objectifs du projet est donc de décrire comment a évolué la diversité des premières plantes, en la corrélant avec les changements dans leur environnement : climat, CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;, oxygène, ozone, grandes extinctions d’espèces, etc.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le consensus scientifique aujourd’hui veut que la diversité des plantes croisse globalement pendant la période (-420 à -360 millions d’années), hormis quelques pics et creux. Le problème est que la représentation qu’en donnent les collections de fossiles est biaisée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;« &lt;em&gt;Les fossiles viennent surtout d’Europe, d’Amérique du Nord ou de Chine, mais très peu d’Amérique du Sud, et encore moins d’Afrique,&lt;/em&gt; explique le chercheur. &lt;em&gt;Sans compter les gisements plus accessibles que les autres, ou ceux que les paléontologues préfèrent fouiller car les fossiles y sont beaux ! &lt;/em&gt;» Autre biais, la faible préservation des plantes situées au bord de la mer. Ou encore le fait que des parties d’une même plante, découvertes séparément, conduisent parfois à créer des espèces différentes, ce qui ne facilite pas vraiment la classification…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;« &lt;em&gt;Nous sommes en train de corriger de ces biais la courbe de l’évolution de la diversité des premières plantes,&lt;/em&gt; indique Borja Cascales Miñana. &lt;em&gt;Nos résultats ne remettent pas en cause l’existence des pics et des creux, mais en revanche certaines fluctuations de la diversité semblent plus apparentes que réelles.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Des changements qu’il va falloir comprendre et intégrer dans une nouvelle histoire du verdissement de la Terre.&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;&lt;p&gt;[1] (Univ. Lille / CNRS)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;[2] financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
                  &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-category field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/106" hreflang="fr"&gt;#4 − Dossier&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
        &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/142%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/142%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 17:36:53 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">142 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>
<item>
  <title>Des défilés à l’environnement</title>
  <link>https://mag.univ-lille.fr/fr/node/140</link>
  <description>&lt;span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"&gt;Des défilés à l’environnement&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"&gt;&lt;a title="Voir le profil utilisateur." href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" lang="" about="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/536" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="" class="username" xml:lang=""&gt;Nicolas Constans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden"&gt;ven 01/10/2021 - 19:25&lt;/span&gt;

            &lt;div class="clearfix text-formatted field field--name-field-mt-pst-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"&gt;&lt;p&gt;C’est l’histoire d’une fille d’agriculteurs du Sud de la France, qui se hisse à la force du poignet dans le milieu très fermé de la mode. Diplômée de la prestigieuse école parisienne Duperré, Noémie Pichon enchaîne les contrats dans les grandes maisons, chez Alexander McQueen, Balmain ou Chloé, se spécialisant dans la création d’imprimés et de broderies. Une place que lui envieraient nombre de jeunes gens fascinés par ce milieu, mais qu’elle va décider de quitter. « &lt;em&gt;Même dans ma bulle créative, je ne pouvais m’empêcher de noter les gaspillages, ces métrages de tissus jetés par exemple, parce qu’un motif était abandonné&lt;/em&gt; ». C’est décidé : elle s’engage pendant un an dans une ONG au Guatemala pour faire du design textile. « &lt;em&gt;Ça a changé ma vie&lt;/em&gt;. ». Elle redécouvre le sens de sa vocation, au contact de ces ateliers de pays pauvres avec « &lt;em&gt;de l’or dans les mains&lt;/em&gt; », qu’exploite une industrie textile produisant toujours plus et de plus en plus vite.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Revenue en France, elle s’inscrit à un nouveau master entre Dauphine, les Mines et les Arts déco. « &lt;em&gt;J’ai découvert l’analyse du cycle de vie [ACV] lors d’un cours qui m’a passionné. Je me disais : mais pourquoi on ne fait pas ça ?&lt;/em&gt; » C’est le début d’une nouvelle aventure qui l’amène aujourd’hui à préparer une thèse à l’école nationale supérieure des arts et industries textiles (Ensait)&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt; à Roubaix. Le projet est ambitieux : rien de moins que réaliser l’ACV de… toutes les grandes familles de technologies utilisées par l’industrie textile − filage, tricot, tissu, confection, etc. – et d’en tirer des indicateurs permettant aux industriels d’analyser l’impact environnemental de leurs procédés.&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;&lt;p&gt;[1] Avec le soutien financier de la région Hauts-de-France, de la fondation I-Site ULNE et d’une entreprise, Induo.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
                  &lt;div class="field field--name-field-mt-pst-category field--type-entity-reference field--label-hidden field--entity-reference-target-type-taxonomy-term clearfix field__item"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/taxonomy/term/106" hreflang="fr"&gt;#4 − Dossier&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
        &lt;div class="node__links"&gt;
    &lt;ul class="links inline"&gt;&lt;li class="comment-forbidden"&gt;&lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/login?destination=/fr/node/140%23comment-form"&gt;Se connecter&lt;/a&gt; ou &lt;a href="https://mag.univ-lille.fr/fr/user/register?destination=/fr/node/140%23comment-form"&gt;s'inscrire&lt;/a&gt; pour poster un commentaire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
</description>
  <pubDate>Fri, 01 Oct 2021 17:25:22 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Constans</dc:creator>
    <guid isPermaLink="false">140 at https://mag.univ-lille.fr</guid>
    </item>

  </channel>
</rss>
